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Locataires de la SAREPA (Expansiel) à Trappes de plus en plus mécontents

mardi 1er mai 2007


La SAREPA est un bailleur HLM, du groupe Expansiel, qui est une filiale de l’OPAC du Val de Marne. Parmi les actionnaires de la SAREPA, on compte la Communauté d’Agglomération de Saint Quentin en Yvelines, représentée au Conseil de surveillance par M. Malandain, maire de Trappes.

La SAREPA a racheté il y a quelques années le patrimoine de la SEM-SATRA (qui a laissé un déficit de 21 millions d’euros à la Ville de Trappes). C’est le plus important bailleur social de Trappes (78), avec environ 2500 logements HLM. Environ, car comme d’autres bailleurs à Trappes (France Habitation, Efidis...), la SAREPA détruit des immeubles entiers (square Henri Wallon, square Léo Lagrange...). Et là où elle ne démolit pas, la SAREPA "résidentialise"  : les bâtiments sont entourés par des grilles, on installe des interphones, plus quelques travaux de rénovation qui auraient dû être faits depuis longtemps. Le tout avec de fortes augmentations de charges. Par exemple au square Gérard Philippe, où les opérations de résidentialisation sont bien avancées, les parkings vont devenir payants, ce qui alourdira de plusieurs dizaines d’euros des factures qui le sont déjà bien assez !

Quelle politique pour un bailleur qui se dit social ?

On peut se demander si l’appellation bailleur social a encore un sens, tant la politique vis à vis des habitants se durcit, à la SAREPA comme ailleurs.

Les procédures d’expulsion sont déclenchées dès 3 mois de retard de loyer (exemple : vous payez tous les mois 400 euros, moins 300 euros d’APL : il peut suffire de 3 x 100 euros de dettes pour être assigné au tribunal d’instance !). Ceci qui permet à la SAREPA de continuer à toucher les aides au logement de la CAF, mais précarise les locataires en difficulté.

Des conseils pratiques sur la procédure d’expulsion, que l’on soit squatteur ou locataire.

A moins d’avoir des revenus stables et confortables (ce qui n’est pas tellement la tendance actuellement), il est presque impossible de se voir attribuer un HLM, Même pour des locataires en titre, changer d’appartement est presque impossible. Et pourtant, il y a des logements vides dans le patrimoine de la SAREPA ! Fin 2005, la mairie de Trappes et la Communauté d’Agglomération signaient un plan de rénovation pour un stock de 150 logements vides de la SAREPA !

Il y a même tellement de logements vides (et de problèmes de logement), que des squatteurs s’installent, avec la sympathie, voire le soutien, de locataires qui comprennent que leurs problèmes et ceux des squatteurs, qui en avaient assez d’attendre dans la rue, ont les mêmes origines.

D’ailleurs, des squatteurs comme des locataires sont assignés au tribunal d’instance dans le cadre d’une procédure d’expulsion, et vivent la même incertitude au quotidien.

N’oublions pas les démolitions, particulièrement importante dans le patrimoine de la SAREPA à Trappes, ce qui a comme conséquence moins de logements sociaux disponibles, et les locataires des appartements détruits à reloger en plus des autres demandeurs.

Quant à la résidentialisation, à part faire grimper en flèche le montant à payer chaque mois, peut-on dire qu’elle va améliorer la vie des habitants ? Certes, des travaux de rénovation sont compris, ce qui est la moindre des choses, mais vit-on mieux derrière une grille et des digicodes ?

Comment faire reculer la SAREPA ?

Le premier réflexe d’un locataire mécontent est sans doute d’aller voir une association de locataires, comme la CNL ou la CLCV. Ces associations, qui souvent siègent dans des instances des bailleurs sociaux, semblent parfois défendre plus les sociétés HLM que les locataires. Ainsi, sur les récupérations de charges locatives, la CNL a tenu ces propos, reproduits dans Les Nouvelles du 18/04/2007 : « après vérification des factures, ce qui reste, c’est ce que vous devez payer. C’est cher mais c’est juste. » On fait difficilement moins offensif !

Des élus et/ou des candidats aux élections ont fait preuve d’un subit intérêt pour des locataires qui risquent de se mettre en lutte.

On a donc pu voir se tenir aux Merisiers, à Trappes, le vendredi 27 avril 2007, un "meeting" peu ordinaire, puisqu’il était animé par Djamal Yalaoui, ancien adjoint au maire de Trappes et exclu récemment du Parti socialiste, et Gérard Fourgous, conseiller municipal UMP dans la même ville.

Pointons simplement quelques contradictions.

- Par exemple, quand M. Yalaoui déclare (c’est dans Le Parisien 78 du 28/04/07) :« Aujourd’hui le maire démolit des immeubles », il omet juste de rappeler qu’à l’époque de la signature de la convention de rénovation urbaine (janvier 2006), il était adjoint au maire et n’a pas voté contre.

- De même quand Gérard Fourgous dit, dans le même journal : « C’est en fait une ville où on expulse », on espère qu’il a auparavant rappelé au gouvernement du même bord politique que lui ses annonces de "moratoire sur les expulsions" pour les locataires de bonne foi (ce qui est déjà une division inacceptable) de mai 2004.

Ces messieurs semblent ne pas avoir oublié leurs propres intérêts, qui ne coïncident pas forcément avec ceux des premiers concernés. Intérêts électoraux, sans doute, mais pas seulement. M. Yalaoui exerce la profession d’avocat et a proposé ses services aux locataires de la SAREPA qui seraient tentés d’engager une action en justice. Il a donc distribué des dossiers d’aide juridictionnelle (AJ), qui permet aux personnes à faible revenus de bénéficier d’un avocat gratuit. Plus il y aura de personnes qui déposeront un dossier d’AJ pour le cabinet de M. Yalaoui, plus celui-ci sera rémunéré, sans avoir tellement plus de travail puisqu’il s’agira de la même affaire.

Les procédures juridiques ne sont qu’un des moyens de résoudre un conflit, et pas toujours le plus efficace. Locataires et mal-logés ne devraient pas oublier que même s’ils se sentent moins armés pour affronter un problème qu’une association "spécialisée" ou un quelconque spécialiste, ils disposent d’un outil qui a fait ses preuves : la solidarité collective ! Bien souvent, on n’est jamais mieux défendu que par soi-même !

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6 Messages de forum

  • Bonjour, Voilà près de 25 ans que je réside à Trappes où j’ai grandi et où j’ai connu différents bailleurs sociaux. Mais je touche le fond depuis que je suis logée avec ma famille par la SAREPA. La faute à qui ??? Pourquoi autant casser du sucre sur le dos de cette société qui - comme vous le rappelez - a racheté le patrimoine de la SEM-SATRA (qui a laissé une ardoise de 21 millions d’euros). Le patrimoine est dans un état pitoyable et il était grand temps de prendre les choses en mains pour améliorer le cadre de vie des habitants. Je vous invite à venir voir dans quel état sont les squares : boîtes aux lettres, portes de halls et interphones cassés / halls, cages d’ascenseurs et d’escaliers dégradés (souillure animale et humaine)...et j’en passe. Moi j’ai l’impression de vivre dans un zoo entre les gens qui laissent leurs poubelles sur leur pallier, ceux qui pissent ou chient dans les cages d’ascenseur et/ou d’escalier, ceux qui jettent leurs ordures par les fenêtres... Pour réparer toutes ces conneries, il faut évidemment des moyens. Et ce n’est pas parce qu’on résidentialise les squares, qu’on emprisonne les habitants : je trouve qu’au contraire on leur offre une autre qualité de vie. Mais dès qu’il faut mettre la main au portefeuille c’est toute une histoire. Que veulent ces locataires ? Des travaux gratuits ? Un meilleur cadre de vie aux frais de la princesse ? Certains préfèrent rester dans cette merde...là je ne comprends pas. Ca me met hors de moi de lire des imbécilités pareilles. Moi je préfère que mon square soit sécurisé et que n’importe qui ne puisse pas y entré comme dans un moulin pour y faire tout et surtout n’importe quoi. Sinon on peut toujours faire marche arrière : on revient au temps de la SEM-SATRA où les locataires ne payaient pas leur loyer, des semblants de travaux étaient entrepris et on continue à vivre dans ce merdier. Quel avenir pour nous et nos enfants !!! Moi je n’ose pas inviter ma famille et mes amis tellement c’est dégradé ! Alors vivement que la réhabilitation et la résidentialisation commence chez moi pour que je puisse vivre normalement et plus sereinement. Quant aux démolitions, certains immeubles sont dans un tel état qu’il était grand temps de procéder à leur destruction. On ne peut pas laisser vivre des êtres humains dans des appartements complétement dévastés !!!

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    • Bonjour !

      Nous n’en avons pas plus contre la SAREPA que contre d’autres bailleurs sociaux, qui ont généralement la même politique, et suscitent également pas mal de mécontentement. Nous relayons un mouvement de contestation, et cherchons à analyser la politique du logement.

      Nous ne remettons pas en cause la nécessité de rénover, mais si les immeubles sont dans cet état-là, c’est bien souvent un manque d’entretien du bailleur (et particulièrement quand il y a un projet de démolition).

      Nous refusons pour notre part la division entre bons locataires qui payent et mauvais locataires endettés ou squatteurs. Si vous ne resssentez pas (encore) l’ampleur des hausses de loyer, c’est peut-être que votre bail est ancien. Il est cependant incontestable qu’au regard des revenus des locataires HLM ou des demandeurs de logement, loyers et charges augmentent plus vite.

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    • Certe il y a des problemes certains locataires se plaisent dans des endroits tres degrades par eux memes. Ce que je ne comprend c est pourquoi critiquer la SEM SATRA. Cette société a toujours agie en qualité de bailleur pour logements sociaux. Des protocoles etaient mis en place pour les locataires qui avaient une dette. Le montant était étudié en fonction des revenus du locataire afin de ne pas le privé du peu qui lui restait pour vivre. Les travaux telque les réparations des volets roulants etaient a la charge du bailleur etc... Aujourd hui avez vous plus de travaux locatifs ? oui. Les gardiens sont souvent critiqués par certains locataires du fait de nombreuses absences. Mais si les locataires etaient moins agressifs, moins violents et moins menacants et ce au quotidien les relations et le travail des gardiens seraient plus agréables et pourraient s effectuer dans la bonne entente et comprehension LES LOCATAIRES PEUVENT ETRE MECONTENTS MAIS NE PAS PRENDRE COMME VIDES COLERES LES GARDIENS ET GARDER UN MINIMUM DE RESPECT ET DE POLITESSE

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      • Perso, je trouve que dire que des locataires se plaisent dans des immeubles dégradés, c’est très limite. Il y a des immeubles que les bailleurs laissent se dégrader, notamment quand ils envisagent de démolir, même si c’est dans 10 ans. Et c’est sans doute aussi désagréable pour les habitants que pour les gardiens, que rien n’empêche de se mobiliser face au bailleur qui est leur employeur.

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        • oui dans une société dite normale les employés peuvent faire part de leurs mecontentements. Pour ce qui est de la SAREPA les employés peuvent se plaindre mais malheureusement sans retour. Pour ce qui est des escaliers laissés a l abandon je confirme que c est exact et que les locataires vivent dans un endroit peu vivable sans oublier le manque d eclairage qui entraine une grande insecurité.MAIS PAS DE DIMINUTION DE LOYER

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    • Bonjour,

      Je suis locataire à Trappes depuis 2000 et mes beaux parents sont locataires depuis plus de 25 ans. Je pense que tous est fait à moitié. Chaque préstataire que l’on nous propose, pour réparer les chaudières, chauffeau ou autre, font les choses à moitié et ne vont pas au fond des choses.Nous avons besoins de prestataires compétents. Mais tant que La Sarepa, nous considérera comme des locataires à moindre côuts, les choses d’avanceront pas.

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