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Quand des mal-logés s’invitent chez la SAREPA...

mercredi 24 janvier 2007


Le 30 janvier 2006, nous sommes allés à quelques uns dire bonjour à la SAREPA, qui gère depuis janvier 2004 environ 2400 logements à Trappes. La SAREPA dépend du groupe Expansiel, lui-même filiale de l’OPAC du Val de Marne, office public de HLM.

Nous voulions rencontrer le directeur. Nous avons investi la salle de réunion des locaux de Montigny le Bretonneux, où M. Yvon est vite arrivé. Nous avons donc commencé à lui présenter les différents cas que nous voulions défendre. Il y en avait trois.

Une femme, avec ses enfants et son mari, en sous location depuis plus de deux ans se retrouvait obligée des quitter les lieux en quelques jours, le locataire en titre souhaitant récupérer son logement. Les personnes hébergées ou en sous-location illégale n’ont en effet aucune protection légale. Mais rien à perdre en luttant !

Une locataire, expulsable en raison de dettes de loyer. Nous avons demandé les raisons qui poussent la SAREPA, et les autres bailleurs HLM, à engager des procédures d’expulsion pour des dettes de loyer peu importantes. Sous prétexte d’un accord avec la CAF pour le maintien des allocations logement (versées directement au bailleur !), les bailleurs sociaux engagent une procédure d’expulsion dès que le locataire a 3 mois de loyer de retard. Mais pas trois mois de loyer plein, seule la partie non prise en charge par les aides au logement est comptée. On peut donc se retrouver avec une procédure d’expulsion pour quelques centaines d’euros...

Un locataire dans un bâtiment en cours de résidentialisation, qui voit son loyer augmenter de 30 euros, alors qu’on annonce la fermeture des caves. D’autres locataires devront déménager, car près de 600 HLM vont être démolis à Trappes dans le cadre de la rénovation urbaine.

Quelques (non) réponses à nos questions

Les logements de la SAREPA sont proposés aux mal-logés par la préfecture (20% des appartements), la mairie de Trappes (30%) et la moitié restante par le 1% patronal (pour les salariés des entreprises cotisant pour le logement social). ( note : depuis fin 2006, il semble qu’il n’y ait plus de contingent préfectoral pour la ville de Trappes, seule la mairie peut attribuer des logements sociaux sur la ville)

Nous avons demandé à avoir connaissance de la charte communale d’occupation sociale, signée notamment par la mairie de Trappes, certains bailleurs et la Préfecture. M. Yvon nous a affirmé qu’il ne pouvait pas nous communiquer ce document qui n’était pas encore validé. Le Conseil Municipal de Trappes du 10 octobre 2005 a d’ores et déjà approuvé cette charte.

Quand nous avons demandé pourquoi 150 logements sociaux gérés par la SAREPA étaient vides (cela apparaît dans un compte-rendu du Conseil de la Communauté d’Agglomération de Saint Quentin en Yvelines), on nous a répondu que c’est parce qu’ils n’étaient pas en bon état… Mais on ne se retrouve pas avec un stock de 150 logements vides comme ça !

Nous sommes repartis avec des chocolats, à défaut d’avoir des logements tout de suite. Car si une seule action ne suffit pas, elle montre qu’en se regroupant, on peut interpeller directement des responsables. Et quand ceux-ci en auront marre qu’on envahisse leurs bureaux, peut-être qu’ils donneront des logements !

- Infos plus récentes (mai 2007) : les locataires de la Sarepa à Trappes de plus en plus mécontents

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