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Destruction de logements et rénovation urbaine. Le compte n’y est pas.

lundi 26 novembre 2007

Destruction de logements, c’était prévu, le compte n’y est pas.

La politique de rénovation urbaine, c’est à dire la destruction massive de logements sociaux permet de détruire plus que de reconstruire.

Le budget engagé à ce jour prévoit le destruction de 28500 logements et la construction de seulement 19800 (Rapport 2007 de l’Observatoire National des zones urbaines sensibles ONZU). Or même si cet écart peut s’expliquer par le fait que l’on démolit avant de reconstruire, un fait d’importance est à signaler : les logements reconstruits en moindre nombre seront des logements de taille plus petite que ceux détruits. Les démolitions touchent surtout des logements de plus de 5 pièces et ceux reconstruits sont des logements de moins de 3 pièces.

A moins de supposer que les logements détruits sont sous occupés, ce qui n’est pas le cas, force est de constater que de nombreuses familles vont se retrouver sans logement, être déplacées sur d’autres communes que celle où elles habitent, communes qui ne se bousculeront pas pour leur attribuer des logements sur leur parc déjà saturé.

Cette politique touche les familles les plus modestes. Les communes profitent du Programme de rénovation urbaine pour se débarrasser d’une partie de leurs habitants dans les quartiers les plus populaires.

Rappelons que plus de 3 millions de personnes en France ont de gros problèmes de logement :

- 934 000 privées de domicile personnel (SDF, personnes en chambre d’hôtel, dans des cabanes, en camping, en mobil home ou hébergées chez quelqu’un, en sous location, en foyer…).
- 2 187 000 vivent dans des conditions de logement très difficiles (Logements dépourvus de confort de base : absence de salle d’eau, de WC, de chauffage. Logement surpeuplé.)

A cela il faut ajouter 5 670 000 personnes qui sont en situation de fragilité quand au logement : logements dégradés, situation de précarité pour impayés de loyer depuis plus de 2 mois, surpeuplement dans le logement, personnes hébergés par des amis ou de la famille... !

Ces chiffres sont officiels et proviennent pour partie d’enquêtes effectuées par l’INSEE.

Nous pouvons constater que la crise du logement est bien réelle, qu’elle s’accentue du fait de la spéculation immobilière, de la volonté des équipes municipales de favoriser un habitat haut de gamme attirant les plus fortunés et rejetant à la périphérie de leur communes les populations les plus modestes et de l’engagement de l’Etat visant à détruire certains quartiers sans consultation ni accord ni garantie pour les populations qui y vivent.

Un logement pour tous.

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